Règlement 2025-13 sur la gestion contractuelle
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Province de Québec
Municipalité de Fassett
RÈGLEMENT NUMÉRO 2025-13
11.1 ADOPTION DU RÈGLEMENT 2025-13 SUR LA GESTION CONTRACTUELLE
2025-04-052
ATTENDU QUE le règlement 2021-13 sur la gestion contractuelle a été adopté par la municipalité de
Fassett le 9 juin 2021, conformément à l’article 938.1.2 du Code municipal du Québec ;
ATTENDU QUE la Loi modifiant la Loi sur la fiscalité municipale et d’autres dispositions législatives
(L.Q.2023, chapitre 33), sanctionnée le 8 décembre 2023 (projet de loi 39), de même que la Loi édictant la
loi visant à protéger les élus municipaux et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions et
modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal (L.Q. 2024, chapitre 24),
sanctionnée le 6 juin 2024 (projet de loi 57), modifient certaines dispositions du CM, relativement à
certaines mesures qui peuvent être adoptées par les Municipalités dans leur règlement de gestion
contractuelle;
ATTENDU QU’ il est nécessaire de modifier le présent règlement de gestion contractuelle pour ajouter de
dispositions rendues obligatoires par ces lois et pour y ajouter des mesures facultatives en matière
d’octroi de certains contrats à un fonctionnaire ou un membre du conseil de la Municipalité lorsque les
conditions applicables sont rencontrées.
ATTENDU QU ’un avis de motion a été donnée lors de la rencontre du conseil du 15 mars 2025 ;
ATTENDU QU ’ un dépôt du règlement 2025- 13 a été fait en même temps que l’avis de motion lors de la
séance du 15 mars 2025 ;
EN CONSEQUENCE :
IL EST PROPOSÉ PAR MONSIEUR LE CONSEILLER MARCEL LAVERGNE
ET RESOLU
Que le règlement portant sur la gestion contractuelle soit modifié comme suit :
CHAPITRE I
DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES ET INTERPRÉTATIVES
SECTION I
DISPOSITIONS DÉCLARATOIRES
1. Objet du règlement
Le présent règlement a pour objet :
de prévoir des mesures pour l’octroi et la gestion des contrats accordés par la Municipalité, conformément
à l’article 938.1.2 C.M.;
de prévoir des règles de passation des contrats qui comportent une dépense d’au moins 25 000 $, mais
inférieure au seuil de la dépense d’un contrat qui ne peut être adjugé qu’après une demande de
soumissions publique en vertu de l’article 935 C.M. (ou à l’article 573 L.C.V.).
2. Champ d’application
Le présent règlement s’applique à tout contrat conclu par la Municipalité, y compris un contrat qui n’est
pas visé à l’un des paragraphes du premier alinéa du paragraphe 1 de l’article 935 ou aux articles 938.0.1
et 938.0.2 C.M.
Le présent règlement s’applique peu importe l’autorité qui accorde le contrat, que ce soit le conseil ou
toute personne à qui le conseil a délégué le pouvoir de dépenser et de passer des contrats au nom de la
Municipalité.
SECTION II
DISPOSITIONS INTERPRÉTATIVES
3. Interprétation du texte
Le présent règlement doit être interprété selon les principes de la Loi d’interprétation (RLRQ,
c. I-16).
-2-
Il ne doit pas être interprété comme permettant de déroger aux dispositions impératives des lois régissant
les contrats des municipalités, à moins que ces lois ne permettent expressément d’y déroger par le
présent règlement dont, par exemple, certaines des mesures prévues au Chapitre II du présent
règlement.
4. Autres instances ou organismes
La Municipalité reconnaît l’importance, le rôle et les pouvoirs accordés aux autres instances qui peuvent
enquêter et agir à l’égard des objets visés par certaines mesures prévues au présent règlement. Cela
comprend notamment les mesures visant à prévenir les gestes d’intimidation, de trafic d’influence, de
corruption, de truquage des offres, ainsi que celles qui visent à assurer le respect de la Loi sur la
transparence et l’éthique en matière de lobbyisme et du Code de déontologie des lobbyistes adopté en
vertu de cette loi.
5. Règles particulières d’interprétation
Le présent règlement ne doit pas être interprété :
- De façon restrictive ou littérale ;
- Comme restreignant la possibilité pour la Municipalité de contracter de gré à gré, dans les cas où
la loi lui permet de le faire.
Les mesures prévues au présent règlement doivent s’interpréter :
- Selon les principes énoncés au préambule de la Loi visant principalement à reconnaître que les
municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et
leurs pouvoirs (2017, c. 13) (Projet de loi 122) reconnaissant notamment les municipalités comme
étant des gouvernements de proximité et aux élus, la légitimité nécessaire pour gouverner selon
leurs attributions;
- De façon à respecter le principe de la proportionnalité et ainsi assurer que les démarches liées
aux mesures imposées sont proportionnées à la nature et au montant de la dépense du contrat à
intervenir, eu égard aux coûts, au temps exigé et à la taille de la Municipalité.
6. Terminologie
À moins que le contexte l’indique autrement, les mots et expressions utilisés dans le présent règlement
ont le sens suivant :
« Appel d’offres » : Appel d’offres public ou sur invitation exigé par les articles 935 et suivants C.M.
ou un règlement adopté en vertu de cette loi. Sont exclues de l’expression « appel d’offres », les
demandes de prix qui sont formulées lorsqu’aucun appel d’offres n’est requis par la loi ou par le présent
règlement.
« Soumissionnaire » : Toute personne qui soumet une offre au cours d’un processus d’appel d’offres.
CHAPITRE II
RÈGLES DE PASSATION DES CONTRATS ET ROTATION
7. Généralités
La Municipalité respecte les règles de passation des contrats prévues dans les lois qui la régissent, dont
le C.M. De façon plus particulière :
- Elle procède par appel d’offres sur invitation lorsque la loi ou un règlement adopté en vertu d’une
loi impose un tel appel d’offres, à moins d’une disposition particulière à l’effet contraire prévue au
présent règlement ;
- Elle procède par appel d’offres public dans tous les cas où un appel d’offres public est imposé par
la loi ou par un règlement adopté en vertu de la loi;
- Elle peut procéder de gré à gré dans les cas où la loi ou le présent règlement lui permet de le
faire.
Rien dans le présent règlement ne peut avoir pour effet de limiter la possibilité pour la Municipalité
d’utiliser tout mode de mise en concurrence pour l’attribution d’un contrat, que ce soit par appel d’offres
public, sur invitation ou par une demande de prix, même si elle peut légalement procéder de gré à
gré.
8. Contrats pouvant être conclus de gré à gré
Sous réserve de l’article 11, tout contrat visé et énuméré ci bas, comportant une dépense d’au moins
25 000 $, mais inférieure au seuil de la dépense d’un contrat qui ne peut être adjugé qu’après une
demande de soumissions publique en vertu de l’article 935 C.M., peut être conclu de gré à gré par la
Municipalité.
Services professionnels Inférieur au seuil ministériel en vigueur
pour l’appel d’offre publique
Achats de matériel roulant Inférieur au seuil ministériel en vigueur
Et ses équipements pour l’appel d’offre publique
9. Rotation – Principes
La Municipalité favorise, si possible, la rotation parmi les fournisseurs potentiels, à l’égard des contrats qui
peuvent être passés de gré à gré en vertu de l’article 8. La Municipalité, dans la prise de décision à cet
égard, considère notamment les principes suivants :
a) le degré d’expertise nécessaire ;
b) la qualité des travaux, services ou matériaux déjà dispensés ou livrés à la Municipalité ;
c) les délais inhérents à l’exécution des travaux, à la fourniture du matériel ou des matériaux ou à la
dispense de services ;
d) la qualité des biens, services ou travaux recherchés ;
e) les modalités de livraison ;
f) les services d’entretien ;
g) l’expérience et la capacité financière requises ;
h) la compétitivité du prix, en tenant compte de l’ensemble des conditions du
marché ;
i) le fait que le fournisseur ait un établissement sur le territoire de la
Municipalité ;
j) tout autre critère directement relié au marché.
Rotation - Mesures
Aux fins d’assurer la mise en œuvre de la rotation prévue à l’article 9, la Municipalité applique, dans la
mesure du possible et à moins de circonstances particulières, les mesures suivantes :
- Les fournisseurs potentiels sont identifiés avant d’octroyer le contrat. Si le territoire de la
Municipalité compte plus d’un fournisseur, cette identification peut se limiter à ce dernier territoire
ou, le cas échéant, le territoire de la MRC ou de toute autre région géographique qui sera jugée
pertinente compte tenu de la nature du contrat à intervenir ;
- Une fois les fournisseurs identifiés et en considérant les principes énumérés à l’article 9, la
rotation entre eux doit être favorisée, à moins de motifs liés à la saine administration ;
- La Municipalité peut procéder à un appel d’intérêt afin de connaître les fournisseurs susceptibles
de répondre à ses besoins ;
- À moins de circonstances particulières, la personne en charge de la gestion du contrat complète,
dans la mesure du possible, le formulaire d’analyse que l’on retrouve à l’Annexe 4 ;
- Pour les catégories de contrats qu’elle détermine, aux fins d’identifier les fournisseurs potentiels,
la Municipalité peut également constituer une liste de fournisseurs. La rotation entre les
fournisseurs apparaissant sur cette liste, le cas échéant, doit être favorisée, sous réserve de ce
qui est prévu au paragraphe b) du présent article.
10. Mesures afin de favoriser les entreprises québécoises et canadiennes pour tout contrat qui
comporte une dépense inférieure au seuil décrété pour la dépense d’un contrat qui ne peut être
adjugé qu’après une demande de soumission publique
- Sans limiter les principes et les mesures énoncés en matière de rotation des fournisseurs prévus
au présent règlement, dans le cadre de l’octroi de tout contrat qui comporte une dépense
inférieure au seuil décrété de la dépense d’un contrat qui ne peut être adjugé qu’après une
demande de soumissions publique, la municipalité doit favoriser les biens et les services
québécois ainsi que les fournisseurs, les assureurs et les entrepreneurs qui ont un établissement
au Québec ou ailleurs au Canada.
- Est un établissement au Québec ou ailleurs au Canada, au sens du présent article, tout lieu où un
fournisseur, un assureur ou un entrepreneur exerce ses activités de façon permanente qui est
clairement identifié à son nom et accessible durant les heures normales de bureau.
-2-
- Sont des biens et services québécois, des biens et services dont la majorité de leur conception,
fabrication, assemblage ou de leur réalisation sont fait en majorité à partir d’un établissement
situé au Québec ou ailleurs au Canada.
- La Municipalité, dans la prise de décision quant à l’octroi d’un contrat visé au présent article,
considère notamment les principes et les mesures énoncés en matière de rotation des
fournisseurs potentiels et plus spécifiquement détaillés aux articles précédents, sous réserve des
adaptations nécessaires à l’achat local.
- Pour les contrats de gré à gré, la Municipalité favorise l’envoi de demandes de prix auprès de ces
entreprises en priorité à tout autre concurrent, lorsque de telles demandes sont justifiées. En cas
d’égalité des prix, de la qualité des services ou plus largement, de toute offre comparable sur ses
éléments essentiels entre une entreprise québécoise et une entreprise canadienne, la
Municipalité favorise l’entreprise québécoise.
- Pour les contrats adjugés à la suite d’une invitation à soumissionner, s’il ne lui est pas possible ou
s’il n’est dans son intérêt de se limiter à ces personnes, la Municipalité révise son besoin afin de
déterminer si une nouvelle formulation peut permettre de les favoriser préalablement à l’envoi des
invitations à soumissionner. Si, malgré cette révision du besoin, il demeure nécessaire ou dans
l’intérêt de la Municipalité d’y inclure des personnes ne répondant pas à l’objectif de l’achat local
québécois ou canadien, la municipalité peut réviser sa stratégie contractuelle pour considérer
l’attribution du contrat de gré à gré, lorsque cela est permis.
- Lorsque les circonstances ne permettent pas ou ne justifient pas de favoriser de telles
entreprises, la Municipalité peut conclure un contrat avec un autre concurrent.
- Lorsque la Municipalité utilise les mesures précédentes du présent règlement, elle procède à une
rotation des cocontractants lors de l’attribution des contrats de gré à gré ou de l’invitation des
personnes à soumissionner, si cela est possible et dans son intérêt. Cette rotation doit être faite
selon les mêmes critères que ceux déjà élaborés pour la rotation des fournisseurs qui se voient
attribuer des contrats de gré à gré au-delà du seuil monétaire de 25 000$ en vertu des
dispositions du présent règlement de gestion contractuelle, avec les adaptations nécessaires.
CHAPITRE III
MESURES
SECTION I
CONTRATS DE GRÉ À GRÉ
Généralités
Pour certains contrats, la Municipalité n’est assujettie à aucune procédure particulière de mise en
concurrence (appel d’offres public ou sur invitation). Le présent règlement ne peut avoir pour effet de
restreindre la possibilité, pour la Municipalité, de procéder de gré à gré pour ces contrats. Il s’agit,
notamment, de contrats :
11. Qui, par leur nature, ne sont assujettis à aucun processus d’appel d’offres (contrats autres que
des contrats d’assurance pour l’exécution de travaux, d’approvisionnement et de services) ;
12. Expressément exemptés du processus d’appel d’offres (notamment ceux énumérés à l’article 938
C.M. et les contrats de services professionnels nécessaires dans le cadre d’un recours devant un
tribunal, un organisme ou une personne exerçant des fonctions judiciaires ou juridictionnelles ;
13. D’assurance, pour l’exécution de travaux, d’approvisionnement ou de services (incluant les
services professionnels) qui comportent une dépense inférieure à 25 000 $.
Mesures
Lorsque la Municipalité choisit d’accorder un contrat de gré à gré, les mesures suivantes s’appliquent, à
moins que ces mesures ne soient incompatibles avec la nature du contrat :
Lobbyisme
Mesures prévues aux articles 16 (Devoir d’information des élus et employés) et 17 (Formation) ;
Intimidation, trafic d’influence ou corruption
Mesure prévue à l’article 19 (Dénonciation) ;
Modification d’un contrat
Mesure prévue à l’article 27 (Modification d’un contrat).
Document d’information
La Municipalité doit publier, sur son site Internet, le document d’information relatif à la gestion
contractuelle joint à l’Annexe 1, de façon à informer la population et d’éventuels contractants des mesures
prises par elle dans le cadre du présent règlement.
SECTION II
TRUQUAGE DES OFFRES
Sanction si collusion
Doit être insérée dans les documents d’appel d’offres, une disposition prévoyant la possibilité pour la
Municipalité de rejeter une soumission s’il est clairement établi qu’il y a eu collusion avec toute personne
en contravention à toute loi visant à lutter contre le truquage des offres.
Déclaration
Tout soumissionnaire doit joindre à sa soumission, ou au plus tard avant l’octroi du contrat, une
déclaration affirmant solennellement que sa soumission a été préparée et déposée sans qu’il y ait eu
collusion, communication, entente ou arrangement avec toute personne en contravention à toute loi visant
à lutter contre le truquage des offres. Cette déclaration doit être faite sur le formulaire joint à l’Annexe 2.
SECTION III
LOBBYISME
Devoir d’information des élus et employés
Tout membre du conseil ou tout fonctionnaire ou employé doit rappeler, à toute personne qui prend
l’initiative de communiquer avec lui afin d’obtenir un contrat, l’existence de la Loi sur la transparence et
l’éthique en matière de lobbyisme, lorsqu’il estime qu’il y a contravention à cette loi.
Formation
La Municipalité privilégie la participation des membres du conseil et des fonctionnaires et employés à une
formation destinée à les renseigner sur les dispositions législatives et réglementaires applicables en
matière de lobbyisme.
Déclaration
Tout soumissionnaire doit joindre à sa soumission ou, au plus tard avant l’octroi du contrat, une
déclaration affirmant solennellement que ni lui ni aucun de ses collaborateurs, représentants ou employés
ne s’est livré à une communication d’influence aux fins de l’obtention du contrat en contravention à la Loi
sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme ou, si telle communication d’influence a eu lieu,
qu’elle a fait l’objet d’une inscription au registre des lobbyistes lorsqu’une telle inscription est exigée en
vertu de la loi. Cette déclaration doit être faite sur le formulaire joint à l’Annexe 2.
SECTION IV
INTIMIDATION, TRAFIC D’INFLUENCE OU CORRUPTION
Dénonciation
Tout membre du conseil, tout fonctionnaire ou employé, de même que toute autre personne œuvrant pour
la Municipalité doit dénoncer, le plus tôt possible, toute tentative d’intimidation, de trafic d’influence ou de
corruption dont il a été témoin dans le cadre de ses fonctions. Cette mesure ne doit pas être interprétée
comme limitant le droit de la personne concernée à porter plainte auprès d’un service de police ou d’une
autre autorité publique.
Un membre du conseil fait cette dénonciation au directeur général ; le directeur général au maire ; les
autres fonctionnaires et employés ainsi que toute personne œuvrant pour la Municipalité, au directeur
général. Lorsque la dénonciation implique directement ou indirectement le maire ou le directeur général,
la dénonciation est faite à celui qui n’est pas impliqué. S’ils sont tous les deux impliqués, la dénonciation
est faite au maire suppléant ou à un autre membre du conseil municipal non impliqué. La personne qui
reçoit la dénonciation doit la traiter avec diligence et prendre les mesures appropriées en fonction de la
nature de la situation dénoncée.
Déclaration
Tout soumissionnaire doit joindre à sa soumission, ou au plus tard avant l’octroi du contrat, une
déclaration affirmant solennellement que ni lui ni aucun de ses collaborateurs, représentants ou employés
ne s’est livré, dans le cadre de l’appel d’offres, à des gestes d’intimidation, de trafic d’influence ou de
corruption, à l’endroit d’un membre du conseil, d’un fonctionnaire ou employé ou de toute autre personne
œuvrant pour la Municipalité. Cette déclaration doit être faite sur le formulaire joint à l’Annexe 2.
SECTION V
CONFLITS D’INTÉRÊTS
Dénonciation
Tout membre du conseil, tout fonctionnaire ou employé, de même que toute autre personne œuvrant pour
la Municipalité, impliqué dans la préparation de documents contractuels ou dans l’attribution de contrats,
-2-
doit dénoncer, le plus tôt possible, l’existence de tout intérêt pécuniaire dans une personne morale,
société ou entreprise susceptible de conclure un contrat avec la Municipalité.
Un membre du conseil fait cette dénonciation au directeur général ; le directeur général au maire ; les
autres fonctionnaires et employés ainsi que toute autre personne œuvrant pour la Municipalité, au
directeur général. Lorsque la dénonciation implique directement ou indirectement le maire ou le directeur
général, la dénonciation est faite à celui qui n’est pas impliqué. S’ils sont tous les deux impliqués, la
dénonciation est faite au maire suppléant ou à un autre membre du conseil municipal non impliqué. La
personne qui reçoit la dénonciation doit la traiter avec diligence et prendre les mesures appropriées en
fonction de la nature de la situation dénoncée.
Déclaration
Lorsque la Municipalité utilise un système de pondération et d’évaluation des offres, tout membre du
comité de sélection doit déclarer solennellement par écrit, avant de débuter l’évaluation des soumissions,
qu’il n’a aucun intérêt pécuniaire particulier, direct ou indirect, à l’égard du contrat faisant l’objet de
l’évaluation. Il doit également s’engager à ne pas divulguer le mandat qui lui a été confié par la
Municipalité, de même qu’à ne pas utiliser, communiquer, tenter d’utiliser ou de communiquer, tant
pendant son mandat qu’après celui - ci, les renseignements obtenus dans l’exercice ou à l’occasion de
l’exercice de ses fonctions de membre du comité de sélection. Cette déclaration doit être faite sur le
formulaire joint à l’Annexe 3.
Intérêt pécuniaire minime
L’intérêt pécuniaire minime n’est pas visé par les mesures décrites aux articles 21 et 22.
SECTION VI
IMPARTIALITÉ ET OBJECTIVITÉ DU PROCESSUS D’APPEL D’OFFRES
Responsable de l’appel d’offres
Tout appel d’offres identifie un responsable et prévoit que tout soumissionnaire potentiel ou tout
soumissionnaire doit s’adresser à ce seul responsable pour obtenir toute information ou précision
relativement à l’appel d’offres.
Questions des soumissionnaires
Le responsable de l’appel d’offres compile les questions posées par chacun des soumissionnaires au
cours du processus d’appel d’offres et émet, s’il le juge nécessaire, un addenda, de façon à ce que tous
les soumissionnaires obtiennent les réponses aux questions posées par les autres.
Le responsable de l’appel d’offres a l’entière discrétion pour juger de la pertinence des questions posées
et de celles qui nécessitent une réponse et il peut regrouper et reformuler certaines questions aux fins de
la transmission des réponses aux soumissionnaires.
Dénonciation
Tout membre du conseil, tout fonctionnaire ou employé, de même que toute autre personne œuvrant pour
la Municipalité, doit, dès qu’il en est informé, dénoncer l’existence de toute situation, autre qu’un conflit
d’intérêts, susceptible de compromettre l’impartialité et l’objectivité du processus d’appel d’offres et de la
gestion du contrat qui en résulte.
Un membre du conseil fait cette dénonciation au directeur général ; le directeur général au maire ; les
autres fonctionnaires et employés, ainsi que toute autre personne œuvrant pour la Municipalité, au
directeur général. Lorsque la dénonciation implique directement ou indirectement le maire ou le directeur
général, la dénonciation est faite à celui qui n’est pas impliqué. S’ils sont tous les deux impliqués, la
dénonciation est faite au maire suppléant ou à un autre membre du conseil municipal non impliqué. La
personne qui reçoit la dénonciation doit la traiter avec diligence et prendre les mesures appropriées en
fonction de la nature de la situation dénoncée.
SECTION VII
MODIFICATION D’UN CONTRAT
Modification d’un contrat
Toute modification apportée à un contrat et qui a pour effet d’en augmenter le prix, doit être justifiée par la
personne responsable de la gestion de ce contrat, en considérant les règles applicables pour autoriser
une telle modification.
La Municipalité ne peut modifier un contrat accordé à la suite d’un appel d’offres, sauf dans le cas où la
modification constitue un accessoire à celui- ci et n’en change pas la nature .
Réunions de chantier
Lorsque cela est justifié par la nature des travaux, la Municipalité favorise la tenue de réunions de chantier
régulières afin d’assurer le suivi de l’exécution du contrat.
29. Délégation de pouvoir
Par le présent règlement, la Municipalité désire déléguer, par souci de ne pas compromettre l’impartialité
et l’objectivité du processus de demande de soumission, les fonctions suivantes :
Le conseil délègue à la directrice générale le pouvoir de nommer les membres du comité de sélection
chargé de l’analyse des offres (art. 936 -0-13 C.M.)
Le conseil délègue également à la directrice générale le pouvoir de choisir les soumissionnaires invités
dans le cadre d’appels d’offres sur invitations ou dans le cadre d’un contrat de gré à gré. Pour ce faire, la
directrice générale devra se référer à la liste de fournisseurs, tel qu’autorisée par le conseil
Cet article a pour effet de rendre nul et non applicable tout règlement antérieur déléguant à la Directrice
générale le pouvoir de former des comités de sélection. (2011-07)
CHAPITRE IV
DISPOSITIONS ADMINISTRATIVES ET FINALES
Application du règlement
L’application du présent règlement est sous la responsabilité du directeur général de la Municipalité. Ce
dernier est responsable de la confection du rapport qui doit être déposé annuellement au conseil
concernant l’application du présent règlement, conformément à l’article 938.1.2 C.M.
Abrogation de la Politique de gestion contractuelle
Le présent règlement remplace et abroge la Politique de gestion contractuelle adoptée par le conseil le 23
décembre 2010 et réputée, depuis le 1er janvier 2018, un règlement sur la gestion contractuelle en vertu
de l’article 278 de la Loi visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des
gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs (2017, c.13).
Entrée en vigueur et publication
Le présent règlement entre en vigueur conformément à la loi et est publié sur le site Internet de la
Municipalité. De plus, une copie de ce règlement est transmise au MAMH.
ANNEXE 1
DOCUMENT D’INFORMATION
(Gestion contractuelle)
La Municipalité a adopté un Règlement sur la gestion contractuelle prévoyant des mesures visant
à :
14. Favoriser le respect des lois applicables qui visent à lutter contre le truquage des offres ;
15. Assurer le respect de la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme et du Code
de déontologie des lobbyistes adopté en vertu de cette loi ;
16. Prévenir les gestes d’intimidation, de trafic d’influence ou de corruption ;
17. Prévenir les situations de conflit d’intérêts ;
18. Prévenir toute autre situation susceptible de compromettre l’impartialité et l’objectivité du
processus de demande de soumissions et de la gestion du contrat qui en résulte ;
19. Encadrer la prise de toute décision ayant pour effet d’autoriser la modification d’un contrat ;
20. Favoriser, dans la mesure du possible et selon les critères et principes prévus au règlement, la
rotation des éventuels cocontractants à l’égard des contrats qui comportent une dépense de
25 000 $ ou plus, mais inférieure au seuil de la dépense d’un contrat qui ne peut être adjugé
qu’après une demande de soumissions publique en vertu de l’article 935 C.M. Ce règlement peut
être consulté en cliquant sur le lien ci-après : (indiquer ici le lien permettant d’accéder au
règlement).
Toute personne qui entend contracter avec la Municipalité est invitée à prendre connaissance du
Règlement sur la gestion contractuelle et à s’informer auprès du directeur général si elle a des questions
à cet égard.
Par ailleurs, toute personne qui aurait de l’information relativement au non - respect de l’une ou l’autre des
mesures y étant contenues est invitée à en faire part au directeur général ou au maire. Ces derniers
verront, si cela s’avère nécessaire, à prendre les mesures utiles ou référer la plainte et la documentation
aux autorités compétentes.
-2-
ANNEXE 2
DÉCLARATION DU SOUMISSIONNAIRE
(Gestion contractuelle)
Je, soussigné(e), soumissionnaire ou représentant du soumissionnaire
________________________, déclare solennellement qu’au meilleur de ma connaissance :
a) la présente soumission a été préparée et déposée sans qu’il y ait eu collusion,
communication, entente ou arrangement avec toute autre personne en contravention à toute loi
visant à lutter contre le truquage des offres ;
b) ni moi ni aucun des collaborateurs, représentants ou employés du soumissionnaire ne
nous sommes livrés à une communication d’influence aux fins de l’obtention du contrat, ou, si
telle communication d’influence a eu lieu, je déclare que cette communication a fait l’objet d’une
inscription au registre des Lobbyistes, telle qu’exigée en vertu de la loi le cas échéant ;
c) ni moi ni aucun des collaborateurs, représentants ou employés du soumissionnaire ne
nous sommes livrés à des gestes d’intimidation, de trafic d’influence ou de corruption, à l’endroit
d’un membre du conseil, d’un fonctionnaire ou employé ou de toute autre personne œuvrant pour
la Municipalité dans la cadre de la présente demande de soumissions.
ET J'AI SIGNÉ :
Affirmé solennellement devant moi à _______________, en ce ______ jour de ________ 20__
ANNEXE 3
DÉCLARATION DU MEMBRE D’UN COMITÉ DE SÉLECTION
Je, soussigné(e), membre du comité de sélection relativement à (identifier le contrat), déclare
solennellement n’avoir aucun intérêt pécuniaire particulier, direct ou indirect, à l’égard de ce
contrat.Je m’engage à ne pas divulguer le mandat qui m’a été confié par la Municipalité, de même
qu’à ne pas utiliser, communiquer, tenter d’utiliser ou de communiquer, tant pendant mon mandat
qu’après celui -ci, les renseignements obtenus dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de mes
fonctions de membre du comité de sélection.
ET J'AI SIGNÉ :
Affirmé solennellement devant moi à
ce e jour de 2018
Commissaire à l'assermentation pour le Québec
ANNEXE 4
FORMULAIRE D’ANALYSE POUR LE CHOIX D’UN MODE DE PASSATION
Besoin de la Municipalité
Objet du contrat
Objectifs particuliers (économies souhaitées, qualité, environnement, etc.)
Valeur estimée de la dépense (incluant les options de renouvellement) Durée du contrat
Marché visé
Région visée Nombre d’entreprises
connues
Est-ce que la participation de toutes les entreprises connues est
souhaitable ?
Oui ☐ Non ☐
Sinon justifiez.
Estimation du coût de préparation d’une soumission.
Autres informations pertinentes
Mode de passation choisi
Gré à Gré ☐
Demande de prix ☐
Appel d’offres public régionalisé ☐
Appel d’offres sur
invitation ☐
Appel d’offres publ ic
ouvert à tous ☐
Dans le cas d’un contrat passé de gré à gré, les mesures du Règlement
de gestion contractuelle pour favoriser la rotation ont-elles été
considérées?
Oui ☐ Non ☐
Si oui, quelles sont les mesures concernées?
Sinon, pour quelle raison l a rotation n’est -elle pas envisageable?
Signature de la personne responsable
Adoptée à l’unanimité des membres présents.
…………………………….….. …………………………………..
François Clermont Chantal Laroche
Maire Directrice générale et greffière-trésorière
AVIS DE MOTION : 15 mars 2025
DÉPÔT DU PROJET : 15 mars 2025
ADOPTÉ LE: 9 avril 2025
AFFICHÉ LE : 29 mai 2025
ENTRÉE EN VIGUEUR LE : 9 avril 2019
